La France au XVIIIe siècle avant la Révolution.

Fin du règne de Louis XIV (1700-1715).

Une n-ième guerre, la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714), causée par la disparition sans héritier du roi Charles II (celui qui avait hérité de l’empire des Habsbourg d’Espagne – rappelle-toi la guerre de dévolution de 1667)

traités d’Utrecht et de Rastatt.
Personnages : Louis XIV, Vauban (fortifications, mais aussi critique du système fiscal avant sa mort).
Économie : royaume exsangue, dette énorme, fiscalité écrasante (taille, dîme royale proposée par Vauban).
Climat/épidémies : l’hiver 1709, dit le « Grand Hiver », est catastrophique — froid extrême, récoltes détruites, famine et surmortalité massive dans tout le royaume.

2. La Régence (1715-1723)

Événements clés : système de Law (banque, papier-monnaie, Compagnie du Mississippi), krach financier de 1720.
Personnages : Philippe d’Orléans (régent), John Law.
Économie : spéculation effrénée puis ruine de nombreux épargnants ; tentative précoce et audacieuse de moderniser les finances publiques.
Épidémies : peste de Marseille (1720-1722), l’une des dernières grandes épidémies de peste en France, environ 100 000 morts en Provence.

3. Règne personnel de Louis XV (1723-1774)

Événements clés : ministère Fleury (stabilité), guerre de Succession de Pologne (1733-1738), guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), guerre de Sept Ans (1756-1763, défaite majeure : perte du Canada et des comptoirs indiens).
Personnages : Louis XV, cardinal Fleury, Madame de Pompadour, Choiseul ; philosophes des Lumières : Voltaire, Montesquieu (De l’esprit des lois, 1748), Diderot et d’Alembert (Encyclopédie, à partir de 1751), Rousseau.
Économie : croissance démographique et commerciale (ports atlantiques, commerce colonial et traite négrière), mais finances publiques dégradées par les guerres.
Climat/épidémies : épidémies récurrentes de variole (touche la famille royale ; Louis XV en meurt en 1774) ; famines locales périodiques, notamment dans les années 1740.

Louis XVI avant la Révolution (1774-1789)

Événements clés : guerre d’Indépendance américaine (1778-1783, victoire mais ruineuse), tentatives de réformes fiscales successives et échecs, Assemblée des Notables (1787), convocation des États généraux (1789).
Personnages : Louis XVI, Marie-Antoinette, Turgot, Necker, Calonne, La Fayette.
Économie : dette abyssale (guerre d’Amérique), déficit chronique, résistance des privilégiés à toute réforme fiscale.
Climat/épidémies : éruption du volcan Laki en Islande (1783) perturbe le climat européen ; hiver 1788-1789 extrêmement rigoureux, mauvaises récoltes de 1788 (grêle destructrice en juillet), flambée du prix du pain — facteur aggravant direct de la crise révolutionnaire.

5. La Révolution française (1789-1799)

Événements clés : prise de la Bastille (14 juillet 1789), abolition des privilèges (nuit du 4 août), Déclaration des droits de l’homme, fuite à Varennes (1791), proclamation de la République (1792), exécution de Louis XVI (1793), la Terreur (1793-1794), chute de Robespierre (Thermidor, 1794), le Directoire (1795-1799).
Personnages : Mirabeau, La Fayette, Danton, Robespierre, Marat, Saint-Just, puis Barras et le jeune Bonaparte.
Économie : effondrement financier, émission massive d’assignats (monnaie papier) qui se déprécie rapidement, inflation forte, guerres contre les monarchies européennes coûteuses.
Climat/épidémies : pas de grande épidémie majeure identifiée sur cette période précise, mais les difficultés d’approvisionnement et les troubles restent constants.

6. Le Consulat (1799-1804)

Événements clés : coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799), Constitution de l’an VIII, Concordat avec le pape (1801), Code civil (1804), Bonaparte devient empereur en 1804.
Personnages : Napoléon Bonaparte, Sieyès, Cambacérès, Talleyrand.
Économie : stabilisation financière (création de la Banque de France en 1800), redressement progressif après une décennie de chaos.

Le Velay au XVIIe siècle.

Le Velay sort tout juste des guerres de Religion, qui ont durement touché la région et particulièrement Le Puy à la fin du XVIe siècle (troubles, sièges, tensions entre catholiques et ligueurs). Le début du XVIIe siècle correspond à une période de reconquête catholique et de reconstruction religieuse : reconstruction d’églises et de chapelles rurales (la paroisse de Saint-Just elle-même possède plusieurs édifices datés du XVIIe siècle), renforcement du culte paroissial, pèlerinages (Notre-Dame du Puy restant un pôle majeur).

La période de paix relative, liée à la promulgation de l’Édit de Nantes, explique en partie pourquoi les campagnes du Velay, comme celles de Saint-Didier, connaissent alors un essor économique (marchés, artisanat du cuir puis de la soie).


Au début du XVIIe siècle, l’organisation politique locale du Velay repose presque entièrement sur les seigneuries et les « mandements » (circonscriptions féodales et judiciaires). Les premières municipalités rurales n’apparaissent que tardivement dans la région : elles ne sont encore que six à l’aube du XVIIe siècle. Cela signifie que la grande majorité des villages, hameaux et paroisses rurales comme ceux entourant Saint-Just n’ont pas encore de véritable administration communale autonome : c’est le seigneur local, souvent en lien avec les institutions du Puy, qui exerce justice et prélève les droits féodaux.

En particulier Saint-Didier-en-Velay Saint-Didier-en-Velay dépend d’une baronnie distincte, propre à cette localité, associée historiquement à la famille de Joyeuse (puis à d’autres familles locales comme les de Balmat, de la Faye, etc.).


La famille de Joyeuse était l’une des plus illustres familles nobles de France sous l’Ancien Régime, connue pour plusieurs raisons :

Les « mignons » d’Henri III.

Son membre le plus célèbre est sans doute Anne de Joyeuse (1561-1587), qui fut l’un des favoris (« mignons ») du roi Henri III. Ce dernier le combla de faveurs extraordinaires : il le fit duc, pair de France, amiral de France, et organisa pour lui en 1581 un mariage somptueux avec Marguerite de Lorraine-Vaudémont, belle-sœur de la reine — une fête restée célèbre comme l’un des mariages les plus fastueux de la Renaissance française. Anne de Joyeuse mourut au combat en 1587, lors de la bataille de Coutras contre les protestants d’Henri de Navarre (futur Henri IV), durant les guerres de Religion.

Un rôle politique et militaire de premier plan.

La famille produisit plusieurs figures importantes :

  • Des cardinaux et ecclésiastiques de haut rang (notamment François de Joyeuse, cardinal),
  • Des militaires engagés dans les guerres de Religion, souvent du côté catholique (la Ligue),
  • Des ducs et pairs, l’un des rangs les plus élevés de la noblesse française.

Le pays étant peu urbanisé et dominé par de puissantes institutions ecclésiastiques (ex. l’abbaye de la Séauve), une bonne partie des droits seigneuriaux locaux relevait de seigneurs religieux plutôt que de la noblesse laïque. Les terres sont largement accaparées par des seigneurs (laïcs ou religieux) ou des institutions ecclésiastiques.

Le Velay héberge une population paysanne majoritaire, soumise aux aléas climatiques, aux famines périodiques, aux épidémies (la peste et d’autres « contagions » réapparaissent régulièrement tout au long du siècle et expliquent en partie des morts parfois jeunes), et à une fiscalité royale et seigneuriale lourde.

Nos Rullière, paysans à cette époque, sont donc susceptibles de payer, par exemple, le cens (somme modique payée chaque année par le tenancier, qui rappelle juridiquement que la terre appartient au seigneur et non au paysan lui-même) et le champart (portion de la récolte prélevée directement sur le champ, souvent le onzième ou le douzième des gerbes, avant même que le paysan ne rentre sa récolte chez lui). Sans compter également la taille (l’équivalent le plus proche de notre impôt sur la fortune aujourd’hui qui frappe la terre « roturière ») pour financer la guerre de Trente ans (voir La France au XVIIe siècle).

Le royaume de France au XVIIe siècle.

Le règne d’Henri IV (jusqu’en 1610).

On sort tout juste des guerres de religion. Henri IV a publié son Edit de Nantes en 1598, qui accorde une tolérance religieuse limitée aux protestants.
Il entreprend la reconstruction du royaume : redressement des finances avec Sully, grands travaux, apaisement du pays. Henri IV est assassiné par Ravaillac en 1610.

La régence de Marie de Médicis (1610-1617).

Louis XIII n’a que 8 ans à la mort de son père. Sa mère assure la régence, période marquée par l’instabilité, la montée en puissance des grands nobles et l’influence contestée du favori italien Concini, assassiné en 1617 sur ordre du jeune roi.

Louis XIII et Richelieu (1624-1642).

C’est la période charnière du siècle. Louis XIII gouverne avec son ministre le cardinal de Richelieu à partir de 1624. Deux grands chantiers dominent :
– La lutte contre les protestants, avec le siège de La Rochelle (1627-1628) qui met fin à leur autonomie politique et militaire, tout en maintenant la liberté de culte.
– La construction de l’État royal centralisé : affaiblissement des grands seigneurs, création des intendants dans les provinces, renforcement de l’armée et de la fiscalité pour financer la guerre de Trente Ans, dans laquelle la France entre officiellement en 1635 contre les Habsbourg d’Espagne et d’Autriche.

Cette période pèse lourdement sur les campagnes françaises : hausse continue des impôts (la taille notamment) pour financer les guerres, ce qui provoque plusieurs révoltes paysannes ailleurs en France (Croquants dans le Sud-Ouest, Nu-pieds en Normandie en 1639).

La régence d’Anne d’Autriche et Mazarin (1643-1661).

Louis XIII meurt en 1643. Louis XIV n’a que 4 ans ; sa mère Anne d’Autriche gouverne avec le cardinal Mazarin, successeur de Richelieu. Cette régence est marquée par la Fronde (1648-1653), une série de révoltes qui mêlent la haute noblesse et les parlements contre le pouvoir royal (la Fronde). Le royaume frôle la guerre civile, et le jeune roi doit même fuir Paris.

La guerre de Trente Ans se termine par les traités de Westphalie en 1648, mais la guerre contre l’Espagne se poursuit jusqu’à la paix des Pyrénées (1659), scellée par le mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse.

La fin de la Fronde et l’apprentissage du pouvoir (1653-1661).

Après la Fronde (1648-1653), Louis XIV, encore adolescent, observe et apprend aux côtés de Mazarin. Cette expérience des troubles civils marque profondément le jeune roi : il en tirera la conviction qu’il ne faut plus jamais laisser la haute noblesse ou les parlements contester l’autorité royale.
La paix des Pyrénées (1659) avec l’Espagne, scellée par son mariage avec l’infante Marie-Thérèse, clôt cette période et stabilise durablement la frontière sud du royaume.

Le début du règne personnel de Louis XIV (1661-1668).

A la mort de Mazarin en 1661, Louis XIV décide de gouverner seul, sans premier ministre. Il s’entoure de grands commis compétents, au premier rang desquels Colbert, qui réorganise les finances royales, développe les manufactures (dont celles de dentelle et de tapisserie), encourage le commerce maritime et colonial, et impose une politique mercantiliste destinée à réduire la dépendance de la France envers l’étranger.

Sur le plan militaire, cette période est marquée par deux guerres offensives majeures :
– La guerre de Dévolution (1667-1668) contre l’Espagne aux Pays-Bas. Elle est déclenchée parce que Louis XIV estime qu’en regard du « droit de dévolution » son épouse Marie-Thérèse d’Autriche, fille du 1er mariage de son défunt père Philippe IV, devrait hériter de l’ensemble des possessions espagnoles ; en fait, c’est Charles II né d’un second mariage qui en hérite),
– La guerre de Hollande (1672-1678), plus longue et plus coûteuse, conclue par les traités de Nimègue (1678), qui marque l’apogée territoriale et diplomatique du règne.

Louis XIV est alors au sommet de sa puissance en Europe.

C’est aussi durant ces années que se construit Versailles, où la cour s’installe définitivement à partir de 1682, symbole absolu du pouvoir royal centralisé et de la mise sous contrôle de la noblesse, désormais occupée à la vie de cour plutôt qu’à l’intrigue politique.

La révocation de l’édit de Nantes (1685).

Ce tournant majeur, déjà mentionné à propos de son impact sur l’industrie de la dentelle lyonnaise, met fin à un siècle de tolérance religieuse limitée envers les protestants. Les temples sont détruits, le culte réformé interdit, et des dizaines de milliers de huguenots choisissent l’exil (Provinces-Unies, Angleterre, Prusse, colonies anglaises d’Amérique), emportant avec eux des savoir-faire économiques précieux, un choix qui affaiblit durablement certains secteurs industriels français.

Le tournant du siècle : guerres, épuisement, disette (1688-1700).

Le dernier tiers du règne est beaucoup plus sombre :
– La guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697) oppose la France à une large coalition européenne (Angleterre, Provinces-Unies, Habsbourg, Espagne…), inquiète de la puissance française. Elle s’achève par le traité de Ryswick (1697), sans gain territorial notable.
– Une grande famine en 1693-1694 qui frappe durement les campagnes françaises, et cause plusieurs centaines de milliers de morts à l’échelle du royaume.
– La pression fiscale devient écrasante pour financer ces guerres permanentes, touchant directement les paysans à travers la taille et les impôts extraordinaires.

Les Rullière

Les débuts des Rullière.

Rullière vient d’un toponyme « La Rullière », quartier de la ville de Saint-Didier-en-Velay, et désignait à l’origine une personne originaire de ce hameau, avant de devenir un patronyme familial.
Il est en 17 781ème position dans la liste des patronymes présents sur la plateforme Geneanet.

La figure la plus célèbre portant le nom Rullière est Joseph Marcellin Rullière, général et ministre de la Guerre sous le Second Empire (1848), originaire de la région de Saint-Didier-en-Velay. Il a participé activement à plus d’une vingtaine de campagnes entre 1807 et 1839.

Mes recherches n’ont pas permis de trouver un cousinage avec lui.


Venons-en à nos Rullière.

Leur histoire débute au début du XVIIe siècle dans le Velay

Ils n’ont pas beaucoup bougé, installés dans un petit territoire de 10Km de rayon, épousant des femmes de leur voisinage. On les verra successivement à Saint-Didier-en-Velay (anciennement Saint-Didier-la-Séauve), Saint-Just-Malmont (anciennement Saint-Just-lès-Velay ; « lès » signifiant « près de »), Saint-Ferréol-d’Auroure en fonction de leurs métiers successifs.

Tous les villages cités sont situés aux confins de la Haute-Loire et de la Loire, non loin de Firminy, font partie du Velay dont la « capitale » est Le Puy-en-Velay. Sur la position du Velay dans le Massif Central, voir la carte ci-dessous.

Si on zoome sur le petit coin du Velay où on va retrouver nos Rullière, ça donne ça :

De même, comme souvent dans ces temps anciens, leurs épouses viennent du même village ou de villages très proches.


Le mariage était une affaire de travail, d’économie et d’alliances locales. On cherchait un conjoint capable de tenir le ménage, élever les enfants et travailler. D’ailleurs, lorsque la femme décédait alors que les enfants étaient encore jeunes, l’homme ne tardait pas à se remarier. On le verra à plusieurs reprises dans l’histoire de nos Rullière.

Les occasions de rencontre étaient les foires, les fêtes religieuses, les marchés, les travaux agricoles, les sociabilités de voisinage. Le mariage était une étape essentielle de la vie rurale.
Le mariage d’amour a supplanté le mariage de raison progressivement à partir du XIXe siècle et s’est imposé à la Belle Époque.


Le plus ancien ancêtre connu est André, né probablement avec le XVIIe siècle, à Riotord, à une vingtaine de Km de Saint-Didier-en-Velay, berceau du patronyme (ses ancêtres avaient donc quitté ce « berceau » avant que les descendants n’y reviennent ; on en parle plus loin).

Dans quel monde vit-il ? Pour en savoir davantage sur ce qui se passe en France dans cette période, rends-toi sur Le XVIIe siècle en France.

Et pour connaître le contexte propre au Velay, rends-toi sur Le Velay au XVIIe siècle.

Notre André épouse (date et lieu inconnus) Clauda Gourgaud. On ignore ce qu’il fait (il est probablement paysan), mais à la mort de son fils (voir plus bas) on trouve beaucoup de quittances à son nom, dont son fils hérite. Ça semble signifier qu’il est plus qu’un « pauvre paysan » : il a un peu de surface financière, qu’il s’agisse d’un petit capital qu’il peut prêter, de terres qu’il peut mettre en location, ou d’une fonction rémunérée. On n’a pas d’information précise à ce sujet.

Le couple donne naissance à un seul enfant connu : Claude, né aux alentours de 1620 (on n’a pas d’acte l’attestant) à Riotord.


Claude s’installe à Saint-Didier-la-Séauve. Il est laboureur, donc possède (ou loue) des terres et des outils.
Il épouse en 1644 Jeanne Royon, native de Saint-Victor-Malescours, avec laquelle il a 4 enfants.
Cette dernière décède vers 1652, très probablement à la naissance de son dernier enfant.

Claude ne tarde pas à de remarier, dès la même année avec Jeanne Drevet (il fallait bien s’occuper des enfants dont la petite dernière qui vient de naître !), avec laquelle il a 2 autres enfants.

Mais voilà, son histoire se termine tragiquement : il est battu à mort le 20 octobre 1667 et décède de ses blessures trois mois après. Son assassin, un certain Pierre Couturier est condamné à mort par contumace.

On ne sait pas pourquoi ils se sont battus. Si l’on se réfère au jugement, ses enfants (mais pas sa femme) toucheront, au titre du préjudice subit, « la somme de cinq cens livres pour dommages et intérets et réparation civille au proffit des enfants dudit rulliere ».
Cette somme représenterait entre 4700 et 10500€ d’aujourd’hui, soit, pour mieux l’apprécier, environ 5 fois le montant d’un contrat de mariage (dot de la mariée + apport du mari + éventuelles donations). Ce n’était donc pas une fortune, mais ce n’était pas dérisoire non plus (comme on pourrait le penser aujourd’hui).


Leur fils aîné François, dit « l’aîné » (car il aura un cadet) naît avant 1635 (même remarque que pour son père : pas d’acte pour confirmer). Il est laboureur, comme son père. Il vit à Saint-Didier-la-Séauve.

Il épouse en 1ères noces Antoinette Tamet, née à Saint-Victor-Malescours (village qui touche Saint-Didier) où son père est meunier. Ils auront 6 enfants ensemble.

Après le décès d’Antoinette (aux alentours de la quarantaine), il épouse en 2ndes noces, en 1680 à Firminy, Catherine Bachet.

Son 4ème enfant, Antoine, naît aux alentours de 1664 à Saint-Just d’Antoinette Tamet. Il est tisserand.


On tissait le chanvre (pour des toiles grossières, du linge domestique, des sacs, des usages agricoles) et la laine (pour des étoffes simples, des vêtements du quotidien, des draps rustiques).

En 1692 il épouse Jeanne Morel, de 9 ans sa cadette, dont le père tissait la soie. Il est tissotier de soie (variante locale de tissutier = ouvrier qui fabrique des tissus, des rubans, des ganses ou d’autres étoffes) et laboureur.
Un tissotier de soie pouvait cumuler avec laboureur parce que les deux activités n’occupaient pas toute l’année de la même manière. Le tissage se faisait souvent à domicile ou à l’atelier, tandis que le travail des champs, lui, suivait les saisons. Beaucoup de familles rurales combinaient donc un petit revenu textile avec une activité agricole pour survivre.

Les 2 grands-pères de Jeanne étaient forgerons.

Antoine et Jeanne auront 7 enfants.

Antoine décède en 1711, après une longue maladie si l’on se réfère à son acte de décès :
« Ce jourd’huy troisieme May mil sept cent onze a été enterré dans le cimetière de cette église le corps d’Antoine Rullière décédé au hameau de Fauxvouloux, paroisse de St Just, après avoir reçu les sacrements de nécessité durant le cours de sa dernière maladie, âgé de environ cinquante ans »

La suite de l’histoire des Rullière va se dérouler au XVIIIe siècle. Pour savoir dans quel monde ils vont vivre rends toi sur La France au XVIIIe siècle d’avant la Révolution.